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rapport de fouilles 2006 au format pdf
Les recherches nombreuses sur le site de Gergovie et ses alentours ont permis la mise au jour des éléments liés à la Guerre des Gaules mais ont aussi permis de voir que le plateau était densément occupé à l'époque romaine. Un des bâtiments les mieux connus du site pour cette période est sans doute la zone dite « du temple ».
Ce
secteur, dégagé
depuis 1934 par O. Brogan et Desforges comporte deux temples ou
fana (pluriel du mot fanum) entouré d'une galerie ou péribole. Cette
galerie était composée de colonnades. Ces colonnes sont
construites à l'aide de quart de rond en brique et recouvertes de stuc
(mortier et poussière de marbre).
Il existe une entrée monumentale à l'ouest, sans doute en raison de la présence de la voie principale qui passe devant le sanctuaire.
Les
temples
présentent une forme architecturale que l'on retrouve essentiellement
en Gaule romaine, c'est-à-dire une pièce centrale ou cella dans
laquelle se trouvait la (ou les) statues de culte, entouré d'une
galerie formée de colonnade. Ces temples sont maçonnés et les sols sont
construits : construction de terrazzo (mortier et fragments de
tuiles et amphores pilées). Le temple nord présentait un sol en opus
signinum dans sa cella, c'est-à-dire un terrazzo avec à l'intérieur
incrustés des tesselles (cubes de pierre de couleurs différentes)
formant un décor de rosace.
En 1990, J.-M. Sauget
ouvre une
tranchée
centrale pour comprendre la stratigraphie du site (succession des
couches dans le temps). Cette étude n'est pas menée à son terme et non
publiée. et reste inachevée jusqu'à la reprise des travaux en 2006.

Ces
temples ont été construits au Ier s. de notre ère et fonctionnent
jusqu'au IIème, puis semblent abandonnés et réoccupés jusqu'au IIIème
s. L'occupation antérieure reste encore à définir plus
précisément.
De nouvelles
recherches ont été lancées
sur
ce secteur, qui ont vu la réouverture de la tranchée de 1990 et dont
les résultats n'avaient pas été publiés, ainsi que l'ouverture de deux
sondages dans le péribole. Le but était de tester la stratigraphie
ainsi que l'état de conservation des vestiges, tout en permettant
d'appréhender les techniques de fouilles des années 1930.


Ce sondage est la reprise de la tranchée ouverte par J.-M. Sauget. Il s'agit d'une tranchée de 4 m de large environ, pour 40 m de long, recoupant les deux temples au centre de leur cella. Ce sondage a permis la mise au net des diverses stratigraphies ou empilement des diverses couches pour l'élaboration des temples. Il apparaît donc que la cella est le premier élément construit, puis vient ensuite la galerie, peut être 10 ou 15 ans plus tard, avec peut être d'abord un état de la galerie en matériaux légers.
Dans la cella du temple sud, une favissa (fosse permettant le rejet d'élément appartenant au fonctionnement du sanctuaire) conservait différents éléments d'architecture et de sculpture.

Ce sondage dans l'angle nord-est du sanctuaire a permis de voir que la construction de la branche nord du péribole est très complexe et présente plusieurs phases de remaniements. Il a aussi permis de voir les techniques de fouilles utilisées dans les années 1930. Il s'agissait à l'époque de rechercher les murs et de les suivre jusqu'à leur base. Ces murs ne sont pas démontés mais leur dégagement complet ne permet plus à l'heure actuelle de voir la liaison entre ces murs et les niveaux de sols adjacents.
De
plus, il faut préciser que différents états des murs étaient ainsi mis
au jour sans distinction.
Le sondage B a vu la mise au jour de trois phases de construction, permettant la création d'une galerie présentant sans doute une colonnade entre la galerie et la cour. Cette galerie présente divers niveaux de sols qui se superposent.

A
l'intérieur de la cour, le sol sans doute pavé est percé par une
autre favissa dans laquelle se trouve un nombre important de
céramique, ainsi que de la faune, dans élément de miroir et une
fibule .
Ce
sondage a
été effectué dans l'angle sud-est du sanctuaire à un emplacement où
aucune fouille ancienne ne semblait avoir été effectuée.
Ce
niveau
est très perturbé par les structures postérieures :
l'installation d'un mur de terrasse sur le mur romain, ainsi qu'une
fosse moderne n'ont permis de distinguer qu'un seul mur très
clairement. Le niveau géologique étant très haut à ce niveau, la
conservation n'est donc pas assurée.

Cet angle est bien moins conservé. Seules deux phases semblent pouvoir être distinguées, sans doute la construction des dernières phases a conduit à la destruction des structure antérieures. Néanmoins, ce secteur présente une originalité. En effet, le mur de façade Est est construit à l'aide d'assises de tuiles, ce qui plaide pour une élévation en matériaux légers, et non une colonnade telle que l'on peut voir sur la façade ouest.
L'ensemble est recouvert par le niveau de démolition de la galerie, niveau composé d'éléments de la toiture effondrée en place.
Ce niveau recouvre le niveau de circulation de la galerie.